Le Chemin de Saint-Régis

Sur le Chemin du marcheur de Dieu

 

 

 

Le GR 430

Le chemin de Saint Régis (GR 430) prend son départ au Puy-en-Velay en Haute-Loire et vous conduit en direction des hauts-plateaux volcaniques du Mézenc. Le GR 430 traverse des paysages incroyables à découvir entre vallée de la Loire, de la Gazeille mais également des villages traditionnels comme Saint-Front, Moudeyres, …

Le GR430 poursuit sa route pour traverser Fay-Sur-Lignon avant d’atteindre Saint-Agrève, le lac de Devesset pour sillonner forêts et genêts aux parfums entêtant. Puis c’est le village Lalouvesc apparaît après une belle montée où l’on atteint l’objectif du pèlerinage : la Basilique Saint-Régis, ses reliques mais également ce qui impressionne, c’est la vue sur la vallée du Rhône et les Alpes.

La seconde partie du chemin conduit vers Saint-Bonnet-le-Froid, haut-lieu de la gastronomie alti-ligérienne et du bien-être pour basculer vers le Haut-Lignon, le Meygal et ses sucs volcaniques si caractéristiques pour atteindre enfin Le Puy-en-Velay.

Le Chemin de saint-Régis est une randonnée, un voyage qui offre de magnifiques paysages préservés, des rencontres authentiques avec les locaux, la découverte d’un patrimoine varié. A noter, le Chemin de Saint-Régis est  un chemin de grande randonnée tranquille loin de l’affluence des grands itinéraires type Saint-Jacques de Compostelle ou de Stevenson.

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© Photo de couverture : Office de Tourisme de Valday- Mathieu FRAYSSE

De jean-François Régis à Saint-Régis

Jean-François Régis, ordonné prêtre en 1630, envisageait de quitter la France pour se rendre  au Canada pour prêcher la « bonne parole » auprès des Hurons et des Iroquois. Mais finalement c’est au Puy, en Haute-Loire, qu’il fut nommé. Après un premier accueil quelque peu hostile, il réussit à imposer la parole de Dieu en rendant visite et portant assistance aux malades et les indigents. Il a su gagner le respect des habitants grâce une discipline catholique stricte : Ses catéchismes attirèrent parfois jusqu’à 4 000 personnes.

Il engagea des actions salvatrices pour les déshérités de la vie : il visitait malades et prisonniers et fonda le refuge du Bon Pasteur, une maison d’accueil pour les prostituées. Il vint également au secours des dentellières menacées par une ordonnance qui mettait en péril leur métier. Plus tard, il devenait d’ailleurs le Saint-Patron des dentellières. Pour réaliser sa mission, Jean-François Régis marchait 40 km parfois 60 km par jour, notamment l’hiver pour aller à la rencontre des paysans dans les fermes isolées.

En 1640, il partit, accompagné du Frère Bideau, dans la tempête pour parcourir les montagnes du Velay et du Haut-Vivarais. En chemin il tomba malade et fut emporté par une pneumonie à Lalouvesc, en prononçant ces mots « Je vois Notre Seigneur et Notre Dame qui m’ouvrent le paradis. »

 

 

Le jésuite Jean-François Régis, canonisé en 1737, Saint patron des dentellières, aurait pu être également celui des randonneurs pédestres. Pour évangéliser les contrées du Velay et du Vivarais secouées par les Guerres de Religion ne s’élancait-il pas, par tous les temps dans de folles courses de 40 à 60 km à travers monts, bois, gorges et landes.